créé
en 1996 aux Etats-Unis
inédit
en France
QUAND LE MONDE ETAIT VERT
(LA FABLE DU CHEF INDIEN)
(When
the World Was Green – A
Chef’s Fable)
de
Sam SHEPARD et Joseph CHAIKIN
Avec :
La
jeune fille :
Judith GARS
Musique :
Timothée COUTEAU
Décor :
Guillaume
PARRA et Céline MARTINET

Avec :
La
jeune fille :
Marie LE CAM
Lumières :
Pascal LAAJILI
Musique :
Timothée COUTEAU
Décor :
Guillaume
PARRA et Céline MARTINET

« Dans
notre pays, il faut sept
générations, près d’une centaine
d’années,
pour qu’une insulte soit
effacée !
Ensuite, seule une femme peut
effacer cette insulte. »
- Quand
le monde était vert -


Le
sujet
Un vieil indien, ancien chef cuisinier de restaurant, est en prison pour avoir empoisonné celui qu’il croyait être son cousin : une vengeance familiale ancestrale qu’il se devait d’accomplir.
Une jeune fille entre dans
sa cellule, elle dit être une journaliste locale,
intéressée par son cas. Ce
n’est en fait qu’un prétexte pour approcher cet homme. Elle
porte en elle un
secret.
Tous les deux sont au
début d’un parcours vers l’autre qui deviendra petit à
petit une formidable
rencontre vitale …

Note d’intention
« Quand
le monde était vert » peint une
rencontre, une confrontation entre une jeune fille volontaire
décidée à tout
pour combler les trous de son passé, et un vieil indien
solitaire et désirant
le rester, soulagé par le poids de sa vengeance accomplie.
Ce
vieil indien a en effet été programmé dès
son enfance pour tuer, il n’a fait,
de sa vie, qu’une obéissance à cette mission.
Elle,
la jeune fille, anéantie par l’évanouissement paternel,
semble traîner une
errance depuis toujours, l’homme n’étant pour elle qu’un
fantôme.
Fantôme
…
Fantômes
aussi d’ailleurs que ces deux êtres qui ne semblent
définis au départ que par
la mort d’un homme,
et reliés ainsi …
Fantôme
également que ce « jeune indien »
présent sur scène, dont les
instruments de musique ponctueront l’apprivoisement de la jeune fille
et du
vieil indien.
Le
jeune indien sera un de mes guides, pour tenter de suivre au plus
juste, au
plus précis, le chemin de renaissance que les deux personnages
vont faire l’un
vers l’autre et l’un grâce à l’autre.
Et
puis le lieu - la cellule d’une prison -
c’est à la fois le lieu de la confrontation et de
l’auto-confrontation.
On est face à l’autre et en même temps face à soi.
Les murs résonnent
d’émotions et de découvertes.
Tout
ceci est une fable …
Et je veux oser me laisser rêver, me laisser emporter en voyage …
Un
voyage vers ces contrées fabuleuses qui peuvent très
souvent nous mener vers
nous-même …
Antoine HERBEZ
« When The
World Was Green – a Chef’s Fable »
